L’ORGANISATION

L’organisation mise en place encore aujourd’hui dans la plupart des entreprises a peu évolué ces dernières décennies. Elle consiste principalement à mettre à disposition de façon rationnelle les ressources nécessaires au fonctionnement de l’entreprise. C’est à cette condition que l’atteinte des objectifs définis par la politique et la stratégie générale soit possible.

L’organisation consiste principalement :

Organisation hierarchique et division du travail

  • La mise en place de tous les moyens rationnels nécessaire au meilleur fonctionnement des processus et procédures, des ressources techniques et humaines avec :
    • La division du travail pour produire plus et mieux avec les mêmes ressources grâce à la spécialisation des fonctions avec les expertises : « Une place pour chaque chose et chaque chose a sa place »
    • La centralisation pour être assuré d’avoir la meilleure vision de l’ensemble de l’organisation et donc de pouvoir apporter des modifications si nécessaire.
    • Les lignes hiérarchiques pour retransmettre les informations du haut vers le bas.
    • La mise en place d’indicateurs pour contrôler que le travail est bien réalisé conformément aux prescriptions.

Des évolutions nécessaires de l’organisation :

Cette approche de l’organisation du travail « historique » ne permet plus de répondre aux exigences des clients.

Pour répondre aux exigences de votre business, en vous appuyant éventuellement sur une structure organisationnelle, vous devez réorganiser vos équipes de façon innovante. Pour cela, vous devrez optimiser tant vos ressources techniques qu’humaines. Ainsi, vous pourrez vous adapter rapidement à un nouvel environnement non prévu car non prévisible et être force de propositions.

Vous avez probablement constaté que des changements de structures n’impacte pas sur les activités, de même, des changements d’activités n’impliquent pas des changements structurels !

L’entreprise doit, avant tout, mettre en place les conditions pour que la coopération soit possible. En effet, sinon les collaborateurs auront des difficultés à s’organiser (en fonction des incertitudes) et d’innover (par leur créativité).

  • L’adaptation de vos besoins internes. Par exemple, le partage des ressources humaines et matérielles en fonction des besoins internes et externes va impliquer le « décloisonnement ». On va le retrouver au sein des entités, des équipes, ce que l’on nomme : « casser les silos ». Pour cela, il sera indispensable de laisser aux collaborateurs d’avantage de marges de manœuvre. Ce sont avec leurs expériences, leurs compétences, que l’adaptation sera possible et pertinente. Depuis près d’un siècle… des sociologues ont remis en cause les « anciennes pratiques », taylorienne ou bureaucratique. Ils ont démontré l’importance des facteurs psychologiques dans la motivation et de la dynamique de groupe.
  • L’adaptation aux demandes externes, celles de vos clients, de vos partenaires, pour satisfaire leurs besoins toujours plus personnalisés. On retrouvera évidemment aux meilleurs couts et dans les meilleurs délais.

Un exemple :

Pour fidéliser vos clients, et en accueillir de nouveaux, vous devez les satisfaire tout au long de leur parcours avec l’entreprise. Pour cela, une organisation vraiment transversale est nécessaire. Ce point est encore renforcé aujourd’hui avec les expériences dites « omni-canales ».

Davantage qu’une organisation, un collectif transverse

Organisation souple et transverse

Comme abordé précédemment, la mise en place de « collectifs » est un élément essentiel et deviendra prépondérant dans les modèles d’organisations futures. Le partage n’est pas toujours spontanée et des relations de pouvoir peuvent émergées en fonction des « personnalités » des individus ainsi que leur statut. Par exemple, détenir une information que vous seul connaissez vous met dans une position de pouvoir.

Pour répondre de la meilleure façon aux incertitudes de l’environnement, l’organisation doit être « adhocratique ». Pour la mettre en place, rapprochez de vos collaborateurs (managers ou non). Ils sauront, si vous leur laisser des marges de manœuvre, vous proposer des améliorations de fonctionnement, de la souplesse dans les procédures. De ces dispositions peuvent émerger des innovations dans l’organisation du travail. Les propositions devront in fine être validées par un manager ou responsable d’entité.

Une organisation sans manager, une fausse bonne idée ?!

Dans l’actualité récente, les organisations « libérées » ont fait leur apparition en proposant une entreprise sans organisation, sans manager. Ce type d’organisation peut être une possibilité pour certains types d’entreprise (culture, nombre de salariés réduit,…). Si cette approche parait séduisante, la charge sur les salariés est importante et nécessite que la grande majorité des salariés soient volontaires. En situation « difficile », ce mode d’organisation peut générer des conflits ou une gestion « anarchique » qui vont épuiser les salariés et in fine le business de entreprises.

Une organisation vraiment transverse mais pas sans instance de décisions

Alors quelle approche organisationnelle ? Une approche Exploration et Exploitation, pour tirer les meilleurs bénéficies :

Exploration :

Ellle consiste à donner suffisamment d’autonomie pour que les individus, les équipes expérimentent des nouvelles méthodes, des nouveaux produits ou services… Ces découvertes sont ensuite mises en visibilité de la Direction.

Exploitation :

En fonction de critères d’efficience ou d’efficacité et des enjeux ou priorités, la Direction partage aux équipes pour qu’elles en bénéficie le cas échéant.

Ainsi, l’organisation dispose ainsi d’une vue globale pour prendre les bonnes décisions à son niveau. Elle est aussi à l’écoute des propositions de ses salariés qu’elle partage à l’ensemble de l’entreprise.

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